وفجأة شعرت بان أحدا يشاركنيالمكان ، نظرت يمينا لا احد،
نظرت يسارا ، كان يجلس على صخرة عالية مثلي ،يقبضقصبة صنارته بيده اليمنى مثلي ، ابتسمت فابتسم ، ضحكت فضحك ، وضعت القصبة فوضعها ،وسرت إليه ، فسار إلي
ملامحه تشبه ملامحي ، بل هو نسخة مني ..
قلت : ما اسمك؟
قال :عبد الله
قلت: اسم أمك وأبيك؟
قال:ربتني امرأة كنت أناديهاأمي..
وتعانقنا ،فبكيت وضحك وضحكت فبكى.
وقلت : ستذهب إلى البيت ، العنوانببطاقتي هاته ، خذ مذكراتي ،هي بالدرج الأيمن بالمكتب ، اقرأها جيدا وإياك أن تعيدنفس المسلسل ..
لحظتها شعرت بشيء يجرني إلى البحر ، تشبثت بالصخور وسحبت صنارتي، لم تكن سمكة ، كان دفتر مذكراتي عالقا بالشص...حاولت أخذه فسقطت فيالماء...
Nous sommes le samedi. Je me suis dit qu’il serait beau de préparer un plat de mes propres mains ; et j’ai tout de suite pensé aller pêcher deux poissons avec lesquels je pourrais orner la table en l’honneur de la bien-aimée qui devait rentrer.
Je me dirigeai vers la mer, m’installai sur un gros rocher, lançai mon hameçon et je me suis mis à contempler le grand bleu.
Soudain je me rendis compte que je n’étais pas seul sur les lieux. Je me retournai à droite, mais il n’y avait personne ; puis à gauche et je l’ai vu installé sur un grand rocher comme moi et tenant sa canne à la main droite comme moi aussi. J’ai souri, il en a fait même ; j’ai rigolé et il m’imita ; j’ai posé ma canne et il posa la sienne. Alors je me suis dirigé vers lui et il vint vers moi.
Ses traits étaient parfaitement identiques aux miens, c’est un vrai sosie.
Je lui dis : « comment tu t’appelles ? »
« Abdallah », dit-il.
J’ajoutai : « et quels étaient les noms de ton père et mère ? »
Il répondit : « je fus élevé par une femme que j’appelais ma mère. »
Alors, on s’embrassa. Je pleurai et il en rit, puis je ris et il en pleura.
Je lui dis : « tu vas aller chez moi, l’adresse est indiquée sur ma carte. Tu prendras mes mémoires que tu trouveras dans le tiroir droit de mon bureau. Lis-les bien mais prends garde de refaire le même scénario.
A cet instant, je me sentis attiré vers la mer ; je m’accrochai aux rochers et je retirai mon hameçon. Ce n’était guère un poisson, c’était mon journal intime qui avait mordu à l’hameçon. Je tentai de l’attraper mais je tombai dans l’eau.