
05-21-2009, 08:26 PM
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كاتب الموضوع :
نقوس المهدي
المنتدى :
الفلسفة و العلوم الانسانية
L'origine des premiéres cultures humaines
Bruno Maureille
Paléo-anthropologue, CNRS
Le premier temps des funérailles
L’homme entretient avec la mort une relation très ancienne. Elle s’exprime par l’existence d’une multitude de pratiques funéraires, très variables en fonction de critères biologiques, culturels, sociaux, etc.
Aborder les relations entre les vivants et les morts de sociétés du passé, pour lesquelles nous n’avons pas ou plus de traces écrites, est un problème assez délicat, d’autant plus difficile à apprécier, à cerner, à étudier, que l’on remonte le temps.
Néanmoins, des méthodes précises ont été mises au point pour aborder ces problématiques sous un angle scientifique. Cela laisse le moins de place possible à « l’imagination ». Ces méthodes se fondent essentiellement sur l’analyse de la disposition des restes humains lors de la fouille et de leurs relations avec les contextes archéologiques et sédimentologiques environnants. Il s’agit de l’étude taphonomique du milieu livrant les restes fossiles et de ces derniers. C’est une véritable « anthropologie de terrain ».
Ainsi, nul doute que les pratiques funéraires au Néolithique montrent déjà une extrême variabilité, que c’est avec l’Epipaléolithique et le Mésolithique qu’apparaissent les premières nécropoles, que les Hommes modernes du Paléolithique supérieur ont inhumé certains de leurs morts avec des rituels complexes, différents d’une région à l’autre de l’Europe. Dans cette partie de l’Eurasie, les pratiques funéraires de leurs prédécesseurs chronologiques – les Néandertaliens – font toujours l’objet de débats d’autant plus passionnés que ces derniers sont assez largement reconnus comme les membres d’une espèce différente de celle des Hommes modernes (lHomo sapiens sapiens). Pourtant, c’est avec les plus anciens membres de la lignée néandertalienne, vers 350.000 ans que pourraient apparaître les premiers gestes mortuaires qui traduiraient peut-être une préoccupation « de type funéraire » des vivants envers leurs morts
Jean Clottes
Préhistorien spécialiste de l'art rupestre, conservateur
général du Patrimoine
L’art des cavernes en Europe : un art chamanique ?
Depuis sa découverte, à la fin du siècle dernier, l’art paléolithique a été l’objet de diverses tentatives d’explication. Successivement, on a fait appel à l’art pour l’art, à la magie de la chasse, au structuralisme. Les découvertes qui se sont succédées au cours du siècle ont montré les lacunes des interprétations proposées.
Les travaux modernes, dans divers domaines, permettent non pas d’avancer une nouvelle « explication globale », mais de proposer un cadre explicatif. Ces travaux ont porté sur les phénomènes neurophysiologiques, sur les croyances de peuples traditionnels qui ont pratiqué des peintures rupestres jusqu’à une époque relativement récente, ainsi que sur les cavernes profondes où le contexte archéologique est depuis assez peu de temps étudié.
Ce cadre explicatif est celui du chamanisme. Vues sous cet angle, les grottes ornées font partie d’un système cohérent, où bien des mystères se dissipent.
Paul G. Bahn
Archéologue et chercheur indépendant, Royaume-Uni
L’éveil de l’art rupestre dans le monde
Cette conférence présentera un survol rapide des indices de l’art le plus ancien connu dans chaque partie du monde. On démontrera ainsi que l’art ne commence pas avec l’homme moderne, mais bien avant, et aussi que l’art de l’époque glaciaire n’est point limité à l’Europe mais existe sur chaque continent.
En fait, des pétroglyphes en Amérique du Nord ainsi que des peintures rupestres au Brésil, en Argentine et même en Australie datent de cette époque. Parallèlement, on note la présence d’un art mobilier contemporain dans d’autres pays. La conférence s'achèvera par une présentation préliminaire de l’art paléolithique découvert pour la première fois cette année dans des grottes en Angleterre.
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