Moi qui suis entre mon image et mon eau
Je change ce soir mes langues
Et l’étrangeté de mon corps idiot
J’embrasse le climat possible
Puis-je appeler mon attente oiseau ?
Je l’appellerais vent des rires généreux
Je l’appellerais : appel des accumulations
Lueur de sel
Fenêtre des beautés gâchées
Je l’appellerais entrevue verte
Je l’appellerais laine
Ai-je besoin d’une mémoire que je n’aime pas ?
Moi qui suis entre l’herbe de mes mots
Et la saison de mes folies
Moi qui suis entre mon image et mon eau
Je change ce soir mes langues
Et l’étrangeté de mon corps idiot
J’embrasse le climat possible
Puis-je appeler mon attente oiseau ?
Je l’appellerais vent des rires généreux
Je l’appellerais : appel des accumulations
Lueur de sel
Fenêtre des beautés gâchées
Je l’appellerais entrevue verte
Je l’appellerais laine
Ai-je besoin d’une mémoire que je n’aime pas ?
Moi qui suis entre l’herbe de mes mots
Et la saison de mes folies
Titre qui rappellerait G.Bachelard,me suis-je trompée?Je vois
dans le poème des réminiscences bachelardiennes et freudiennes
en ce sens que son univers me semble baigner dans l'eau, le rêve
et le monde de l'inconscient(folies),ces trois vocables constituent
en effet un champ lexical de la fluidité,de l'insaisissable,de l'incon-
trolable et dc de la liberté de tte contrainte et de tte pesanteur,d'ailleurs
tt le poème est le rêve d'une métamorphose où le corps et la mémoire
(entrave pour le"je") une fois supprimés ,s'incarneraient dans de nouveaux
éléments qui rappellent l'état originel des choses.Pour finir,je drais
que le poème,à l'image de cet univers est très fluctuant et le lecteur
est obligé de se perdre dans les méandres du rêve
Jai eu bcp de plaisir à lire ces mots/rêves qui nagent
librement sur l'eau
Chère chaymae
Tu as tout à fait raison
C'est au fond une autre façon de lire le grand et défunt Gaston Bachelard
Pour cela je lui ai emprunté son titre
et je n'étais pas dans l'obligation de le mentionner puisque tout poète peut goûter de ses miracles critiques et méditatifs à ce que je crois ..surtout que son livre repose sur une conception propre à lui en ce qui est de la poésie
et cela prouve- sur un autre plan- combien les arts représentent un pan essentiel pour tout épistémologue
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Chaymae
Il ne s'agit aucunement d'1 reproche. je suis partie du principe que
que tt texte est un objet à réfléchir,à méditer et...que tt texte est un
creuset,un lit à d'autres échos,d'autres influences conscients ou non
C'est une chose inhérente à tt acte d'écriture,n'est-ce pas?enfin c'est
je pense,il se peut que je me trompe.
Mais loin de cela chère poétesse
Une poétesse n'a rien avec le reproche
Ton comentaire m'a incité à soulever une question..c'est tout
Et encore merci chère Chaymae
Moi qui suis entre mon image et mon eau
Je change ce soir mes langues
Et l’étrangeté de mon corps idiot
J’embrasse le climat possible
Puis-je appeler mon attente oiseau ?
Je l’appellerais vent des rires généreux
Je l’appellerais : appel des accumulations
Lueur de sel
Fenêtre des beautés gâchées
Je l’appellerais entrevue verte
Je l’appellerais laine
Ai-je besoin d’une mémoire que je n’aime pas ?
Moi qui suis entre l’herbe de mes mots
Et la saison de mes folies
Moi, je n'ai pas le choix, je ne peux que garder en mémoire la verdure de vos poèmes
Merci
L’imparfait et la perfection recherchée..
La liberté, sur un oubli joyeux dans le collectif enfoui,
d’embrasser le disponible dans l’attente vaine d’un monde dépassé.
Nostalgie et abandon des souvenirs de la beauté naturelle gâchée,
Reproduite dans des mots
avec des retouches aliénées mais singulières.